{"id":42,"date":"2026-03-26T11:20:40","date_gmt":"2026-03-26T10:20:40","guid":{"rendered":"https:\/\/themedicaltribune.com\/fr\/2026\/03\/26\/le-manque-doxygene-pendant-le-sommeil-accelere-t-il-la-maladie-dalzheimer\/"},"modified":"2026-03-26T11:22:10","modified_gmt":"2026-03-26T10:22:10","slug":"le-manque-doxygene-pendant-le-sommeil-accelere-t-il-la-maladie-dalzheimer","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/themedicaltribune.com\/fr\/2026\/03\/26\/le-manque-doxygene-pendant-le-sommeil-accelere-t-il-la-maladie-dalzheimer\/","title":{"rendered":"Le manque d\u2019oxyg\u00e8ne pendant le sommeil acc\u00e9l\u00e8re-t-il la maladie d\u2019Alzheimer ?"},"content":{"rendered":"<h1>Le manque d\u2019oxyg\u00e8ne pendant le sommeil acc\u00e9l\u00e8re-t-il la maladie d\u2019Alzheimer ?<\/h1>\n<p>Des perturbations respiratoires pendant le sommeil pourraient jouer un r\u00f4le insoup\u00e7onn\u00e9 dans le d\u00e9veloppement de la maladie d\u2019Alzheimer. Les apn\u00e9es obstructives du sommeil, un trouble fr\u00e9quent caract\u00e9ris\u00e9 par des arr\u00eats r\u00e9p\u00e9t\u00e9s de la respiration la nuit, exposent le cerveau \u00e0 des cycles de manque d\u2019oxyg\u00e8ne suivis de r\u00e9oxyg\u00e9nation. Ces variations, appel\u00e9es hypoxie intermittente, ne sont pas sans cons\u00e9quence pour les cellules c\u00e9r\u00e9brales, en particulier pour les astrocytes. Ces cellules, longtemps consid\u00e9r\u00e9es comme de simples soutiens des neurones, agissent en r\u00e9alit\u00e9 comme des capteurs d\u2019oxyg\u00e8ne et r\u00e9gulent l\u2019inflammation, le flux sanguin et l\u2019\u00e9limination des d\u00e9chets toxiques dans le cerveau.<\/p>\n<p>Lorsqu\u2019une personne souffre d\u2019apn\u00e9es du sommeil, ses astrocytes subissent un stress r\u00e9p\u00e9t\u00e9. Normalement protecteurs, ils deviennent alors source de d\u00e9s\u00e9quilibres : ils produisent davantage de mol\u00e9cules inflammatoires et de radicaux libres, des substances qui endommagent les neurones. Or, ces m\u00eames m\u00e9canismes sont impliqu\u00e9s dans la maladie d\u2019Alzheimer, o\u00f9 l\u2019on observe une accumulation anormale de prot\u00e9ines toxiques comme la b\u00eata-amylo\u00efde et une d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence progressive des cellules c\u00e9r\u00e9brales. Les astrocytes, en perdant leur fonction protectrice, pourraient ainsi favoriser l\u2019apparition et l\u2019aggravation des l\u00e9sions typiques de la maladie.<\/p>\n<p>Les \u00e9tudes \u00e9pid\u00e9miologiques confirment un lien entre apn\u00e9es du sommeil et d\u00e9clin cognitif. Les personnes atteintes d\u2019apn\u00e9es s\u00e9v\u00e8res pr\u00e9sentent un risque accru de d\u00e9velopper une d\u00e9mence, y compris la maladie d\u2019Alzheimer. Ce risque semble encore plus marqu\u00e9 chez les femmes apr\u00e8s la m\u00e9nopause, probablement en raison de changements hormonaux et m\u00e9taboliques. \u00c0 l\u2019inverse, les patients atteints d\u2019Alzheimer ont plus souvent des troubles respiratoires nocturnes, sugg\u00e9rant une relation \u00e0 double sens entre ces deux affections.<\/p>\n<p>Le traitement des apn\u00e9es par pression positive continue, qui maintient les voies respiratoires ouvertes pendant le sommeil, pourrait offrir une piste pour ralentir le d\u00e9clin cognitif. En am\u00e9liorant l\u2019oxyg\u00e9nation du cerveau, cette approche r\u00e9duit le stress oxydatif et restaure partiellement le m\u00e9tabolisme c\u00e9r\u00e9bral. Bien que les r\u00e9sultats restent pr\u00e9liminaires, ils ouvrent la voie \u00e0 une meilleure prise en charge des facteurs de risque modifiables de la d\u00e9mence.<\/p>\n<p>Ces d\u00e9couvertes soulignent l\u2019importance de d\u00e9pister et de traiter les apn\u00e9es du sommeil, non seulement pour am\u00e9liorer la qualit\u00e9 du sommeil, mais aussi pour prot\u00e9ger le cerveau \u00e0 long terme. Elles invitent aussi \u00e0 explorer de nouvelles strat\u00e9gies th\u00e9rapeutiques ciblant sp\u00e9cifiquement le dysfonctionnement des astrocytes, afin de briser le cercle vicieux entre manque d\u2019oxyg\u00e8ne, inflammation et neurodegenerescence.<\/p>\n<hr>\n<h2>Sources utilis\u00e9es<\/h2>\n<h3>Source du rapport<\/h3>\n<p><strong>DOI\u00a0:<\/strong> <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1007\/s11325-026-03651-w\" target=\"_blank\">https:\/\/doi.org\/10.1007\/s11325-026-03651-w<\/a><\/p>\n<p><strong>Titre\u00a0:<\/strong> Astrocytes at the crossroads of obstructive sleep apnea and Alzheimer\u2019s disease: from oxygen sensing to neurodegeneration<\/p>\n<p><strong>Revue : <\/strong> Sleep and Breathing<\/p>\n<p><strong>\u00c9diteur : <\/strong> Springer Science and Business Media LLC<\/p>\n<p><strong>Auteurs : <\/strong> J. Cabot; J. B. Soriano; A. Alonso-Fern\u00e1ndez; J. J. Rodr\u00edguez; J. J. Merino; L. C\u00e0naves-G\u00f3mez; N. Gay\u00e0-Caro; X. Busquets<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le manque d\u2019oxyg\u00e8ne pendant le sommeil acc\u00e9l\u00e8re-t-il la maladie d\u2019Alzheimer ? Des perturbations respiratoires pendant le sommeil pourraient jouer un r\u00f4le insoup\u00e7onn\u00e9 dans le d\u00e9veloppement de la maladie d\u2019Alzheimer. 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