{"id":52,"date":"2026-06-05T01:22:02","date_gmt":"2026-06-04T23:22:02","guid":{"rendered":"https:\/\/themedicaltribune.com\/fr\/2026\/06\/05\/les-edulcorants-aident-ils-a-limiter-la-reprise-de-poids-apres-un-regime\/"},"modified":"2026-06-05T01:22:33","modified_gmt":"2026-06-04T23:22:33","slug":"les-edulcorants-aident-ils-a-limiter-la-reprise-de-poids-apres-un-regime","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/themedicaltribune.com\/fr\/2026\/06\/05\/les-edulcorants-aident-ils-a-limiter-la-reprise-de-poids-apres-un-regime\/","title":{"rendered":"Les \u00e9dulcorants aident-ils \u00e0 limiter la reprise de poids apr\u00e8s un r\u00e9gime"},"content":{"rendered":"<h1>Les \u00e9dulcorants aident-ils \u00e0 limiter la reprise de poids apr\u00e8s un r\u00e9gime<\/h1>\n<p>Une perte de poids r\u00e9duit la taille des cellules graisseuses et am\u00e9liore la sensibilit\u00e9 \u00e0 l\u2019insuline, un hormone cl\u00e9 pour r\u00e9guler le sucre dans le sang. Ces changements s\u2019accompagnent d\u2019une diminution de l\u2019activit\u00e9 de plusieurs g\u00e8nes dans le tissu adipeux, impliqu\u00e9s dans la formation des graisses, leur stockage et leur d\u00e9gradation. Parmi ces g\u00e8nes, certains contr\u00f4lent la production de leptine, une hormone qui r\u00e9gule la faim, ou encore le fonctionnement des mitochondries, les centrales \u00e9nerg\u00e9tiques des cellules.<\/p>\n<p>Une \u00e9tude r\u00e9cente a examin\u00e9 si le remplacement du sucre par des \u00e9dulcorants ou des exhausteurs de go\u00fbt sucr\u00e9 pouvait influencer ces m\u00e9canismes pendant une phase de maintien du poids apr\u00e8s un r\u00e9gime amaigrissant. Pendant dix mois, des adultes en surpoids ou ob\u00e8ses ont suivi un r\u00e9gime sain limit\u00e9 en sucres ajout\u00e9s, avec ou sans \u00e9dulcorants. Les r\u00e9sultats montrent que le groupe utilisant des \u00e9dulcorants a tendance \u00e0 reprendre moins de poids que celui consommant du sucre, avec une diff\u00e9rence moyenne de pr\u00e8s de trois kilos. Cette observation s\u2019explique en partie par des modifications dans l\u2019expression de certains g\u00e8nes du tissu adipeux.<\/p>\n<p>En effet, chez les participants consommant des \u00e9dulcorants, l\u2019augmentation de l\u2019activit\u00e9 du g\u00e8ne LPL, qui favorise le stockage des graisses, est moins marqu\u00e9e. De plus, l\u2019activit\u00e9 du g\u00e8ne ABHD5, qui participe \u00e0 la d\u00e9gradation des graisses \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des cellules, diminue. Ces deux g\u00e8nes jouent un r\u00f4le cl\u00e9 dans le m\u00e9tabolisme des lipides : le premier permet aux cellules graisseuses de capter les acides gras circulant dans le sang, tandis que le second active des enzymes qui lib\u00e8rent ces acides gras stock\u00e9s. Une baisse de leur activit\u00e9 pourrait donc limiter le stockage et la lib\u00e9ration des graisses, contribuant ainsi \u00e0 un meilleur contr\u00f4le du poids.<\/p>\n<p>Par ailleurs, la moindre augmentation de l\u2019activit\u00e9 du g\u00e8ne LPL est associ\u00e9e \u00e0 une hausse plus mod\u00e9r\u00e9e de la glyc\u00e9mie \u00e0 jeun, c\u2019est-\u00e0-dire du taux de sucre dans le sang apr\u00e8s une nuit de je\u00fbne. Cela sugg\u00e8re que les \u00e9dulcorants pourraient aider \u00e0 stabiliser ce param\u00e8tre m\u00e9tabolique important. Cependant, aucune diff\u00e9rence n\u2019a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e entre les deux groupes concernant la taille des cellules graisseuses, la sensibilit\u00e9 \u00e0 l\u2019insuline ou l\u2019inflammation du tissu adipeux.<\/p>\n<p>Ces r\u00e9sultats indiquent que, sur le long terme, les \u00e9dulcorants pourraient modifier certains m\u00e9canismes mol\u00e9culaires li\u00e9s au m\u00e9tabolisme des graisses, sans pour autant affecter la structure des cellules graisseuses ou la r\u00e9ponse de l\u2019organisme \u00e0 l\u2019insuline. Ils ouvrent ainsi des pistes pour mieux comprendre comment ces substituts du sucre agissent sur la sant\u00e9 m\u00e9tabolique, notamment chez les personnes cherchant \u00e0 stabiliser leur poids apr\u00e8s un r\u00e9gime.<\/p>\n<hr>\n<h2>Sources utilis\u00e9es<\/h2>\n<h3>Source du rapport<\/h3>\n<p><strong>DOI\u00a0:<\/strong> <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1038\/s41366-026-02117-z\" target=\"_blank\">https:\/\/doi.org\/10.1038\/s41366-026-02117-z<\/a><\/p>\n<p><strong>Titre\u00a0:<\/strong> Long-term effect of sweeteners and sweetness enhancers on gene expression markers of adipose tissue function, adipocyte morphology, and metabolic health: a SWEET substudy<\/p>\n<p><strong>Revue : <\/strong> International Journal of Obesity<\/p>\n<p><strong>\u00c9diteur : <\/strong> Springer Science and Business Media LLC<\/p>\n<p><strong>Auteurs : <\/strong> Michelle D. Pang; Jacco J. A. J. Bastings; Johan W. E. Jocken; Joanne A. Harrold; Jason C. G. Halford; Louise Kj\u00f8lb\u00e6k; Anne Raben; Tanja C. M. Adam; Ellen E. Blaak; Gijs H. Goossens; <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les \u00e9dulcorants aident-ils \u00e0 limiter la reprise de poids apr\u00e8s un r\u00e9gime Une perte de poids r\u00e9duit la taille des cellules graisseuses et am\u00e9liore la sensibilit\u00e9 \u00e0 l\u2019insuline, un hormone cl\u00e9 pour r\u00e9guler le sucre dans le sang. 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