Un nouveau comprimé contre l’obésité montre des résultats prometteurs
Un traitement oral innovant contre l’obésité et le surpoids vient de démontrer son efficacité dans une étude récente. Le médicament, administré sous forme de comprimé, permet une perte de poids significative chez les adultes concernés. Après 36 semaines de traitement, les participants ont perdu entre 8 et 11 pour cent de leur poids corporel selon la dose, sans signe de stabilisation de la perte à la fin de la période. Une analyse intermédiaire a même révélé que cette perte se poursuivait au-delà de cette durée, atteignant jusqu’à 16 pour cent après 56 semaines pour les doses les plus élevées.
L’étude a inclus 230 adultes avec un indice de masse corporelle moyen de 39,5, dont 54 pour cent de femmes. Les effets secondaires, principalement des troubles digestifs comme des nausées ou des diarrhées, étaient généralement légers à modérés. Leur fréquence a diminué avec le temps, et les interruptions de traitement liées à ces effets ont été limitées à 10 pour cent des participants. Aucune lésion hépatique induite par le médicament n’a été observée.
Ce traitement agit en imitant une hormone naturelle qui réduit l’appétit, augmente la sensation de satiété et ralentit la vidange de l’estomac. Contrairement à la plupart des médicaments similaires disponibles, il se prend par voie orale, ce qui simplifie son utilisation et son stockage. Cela pourrait élargir son accès à un plus grand nombre de personnes, car il évite les contraintes liées aux injections et aux conditions de conservation strictes.
Les résultats montrent également des améliorations notables sur d’autres facteurs de risque cardiovasculaire. La pression artérielle systolique et diastolique a diminué, tout comme les niveaux de protéine C-réactive, un marqueur de l’inflammation dans le corps. De plus, le taux d’hémoglobine glyquée, un indicateur du risque de diabète, a baissé de manière significative chez les participants sous traitement actif.
Les participants ont commencé par une dose faible, augmentée progressivement toutes les quatre semaines jusqu’à atteindre la dose d’entretien. Cette approche a permis de limiter les effets indésirables initiaux. Ceux qui ont dû interrompre temporairement le traitement ont pu le reprendre sans récidive majeure des effets secondaires, ce qui suggère une bonne tolérance à long terme.
Les troubles digestifs, bien que fréquents au début, se sont atténués avec la poursuite du traitement. Les chercheurs ont noté que les participants ayant commencé avec une dose encore plus faible dans la phase d’extension de l’étude ont montré une meilleure tolérance, sans abandon lié aux effets indésirables.
Ce médicament pourrait donc représenter une avancée majeure pour les personnes en surpoids ou obèses, en offrant une alternative efficace et plus accessible aux traitements existants. Son développement se poursuit pour confirmer ces résultats encourageants.
Sources utilisées
Source du rapport
DOI : https://doi.org/10.1038/s41591-026-04476-6
Titre : Oral small molecule GLP-1 receptor agonist aleniglipron in people with overweight or obesity: a randomized, double-blind, placebo-controlled phase 2b trial
Revue : Nature Medicine
Éditeur : Springer Science and Business Media LLC
Auteurs : Julio Rosenstock; Ildiko Lingvay; Donna Ryan; Ania M. Jastreboff; Robert Kushner; Andres Acosta; Thomas C. Blevins; Melissa Choi; Faith L. Holmes; Timothy Smith; Lisa Connery; Yao Li; Mike Ke Liu; Aline Barth; Jamie Butcher; Antonio Civitarese; Huibin Yue; Blai Coll;